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Le Festival du Bois 20ième édition : impressions d’un bénévole

Je me suis porté volontaire pour une troisième année consécutive et garde encore cette année d’excellents souvenirs de l’expérience. Voici un compte-rendu d’impressions pour le samedi soir ainsi que le dimanche après-midi.

Le poste de “sécurité” qui m’a été assigné consistait à s’assurer que les fumeurs dans la grande tente aillent à l’extérieur dans l’endroit désigné de préférence et que ceux qui consomment de l’alcool restent à l’intérieur, en raison du permis de boisson et des conditions de l’assurance. Ce que cela signifie vraiment est qu’il est impossible de fumer et de boire à la fois, ce qui n’est pas nécessairement évident dans un festival culturel franco, même en 2009! Des adultes s’occupent habituellement que les règles soient suivies de chaque côté de la grande tente en rappelant simplement la consigne pourtant bien affichée. Répondre à des questions de directions et aider au nettoyage à la fin complètent la tâche. Une belle façon somme toutes de rencontrer des gens avec l’esprit à la fête, francos ou pas, et autres bénévoles bien motivés tout en assistant au spectacle!


Le samedi soir

Cette soirée marque le point culminant du festival avec un spectacle reconnu pour son bon entrain, donc plus d’écart en matière de fumeurs invétérés et consommations alcooliques. Le groupe local North Shore & Coquitlam Celtic Ensemble a bien réchauffé immédiatement les ardeurs de la foule. L’excellente Bottine Souriante a suivi et la tente entière sautait en énergie, comme j’ai rarement vu.

J’ai donc pu observer à l’une des portes un défilé de fumeurs s’apprêtant à sortir leur cigarette ou encore se diriger vers les toilettes portables, avec parfois le verre de bière à la main. Un simple conseil de laisser leur verre sur une table à la sortie suffisait dans la plupart des cas. Pour les plus fervents, je suggérais à la blague de rester les pieds dans la tente pour boire leur bière et de se sortir la binette pour aspirer leur poffe en gardant la cigarette à l’écart. Le ridicule triomphait et permettait d’engager une courte jasette avec habituellement des francos prêts à écouter le spectacle dehors au frette (-vs- l’abri désigné) tout en gardant l’œil sur leur bière. Les anglos me sont apparus définitivement moins accrocs au tabac. But what’s new?

La performance de la bottine était vraiment enivrante sans avoir recours à quoi ce soit. Le groupe québécois à ma connaissance n’a utilisé aucun anglais et tous les morceaux étaient présentés en bon “canayen français”, sans que la foule (en majorité anglo) ne s’en offusque.  Malgré la cohue, je me suis mis à imaginer les messes d’enfance chantées et célébrées en latin que personne ne comprenait mais pour lesquelles les participants étaient pleinement engagés. Avec la différence que les officiers du culte portaient des habits différents dans la solennité de la prestation. Je me retrouvai alors mentalement su’l perron de l’église paroissiale à écouter la messe avec les fumeurs et parfois le p’tit coup de fort, tous des hommes bien sûr à discuter des “vraies affaires”. Comme si de tels événements fournissaient après tout un magnifique prétexte de rencontre et de cohérence sociale perdue dans notre modernité. Plusieurs étudiants et collègues du CSF m’ont gentiment salué (salut Jeanne/Georgette, Tamarah, Marsikal et Aurélie – le suppléant se rappelle finalement de vos prénoms!).  Je suis resté à la fin avec les jeunes toujours absorbé par l’énergie de la soirée à préparer le plancher de danse pour la messe du dimanche matin!!!

Le dimanche après-midi

Passablement mollo comme charge de sécurité quand les gens ne boivent pas et ne fument pas, le beau soleil aidant. J’en ai profité pour me promener au delà du “perron”, savourer une poutine, voir quelques kiosques et saluer une multitude de francos v’nus jaser dans un esprit de Fête. Au point de piquer plusieurs jasettes avec mes bons amis de “Ici avec vous” à la porte qui m’était assignée ainsi que ceux de Francouver à celle d’à côté avec le Directeur de la Source venu distribué son journal. L’Express du Pacifique n’était pas là cette année, étrange. La FFCB et l’Association des Métis se tenaient dans la tente d’à côté bien au chaud pas loin du kiosque des tartes au sucre, que je n’ai pas manqué de visiter, yumyum.

J’ai pu participer à une entrevue dans le style “expérimental” (caméra+micro) avec la TV communautaire de Tri-City. Bonne chance avec Roger, chère Tarah, Darcy et Geoff wink Faut mentionner un peu de fatigue après un spectacle de communion avec la nature tenue à 5h30am (l’heure des Matines!), avec cinq trombones dispersés sur un lac de Coquitlam dans une symphonie de Murray Shaffer, encadré par les Olympiades dites culturelles. Fallait bien profiter de l’alignement cosmique avec le Festival du Bois!  A suivre…

D’excellents spectacles folkloriques/fusion ont continué durant toute l’après midi et la grosse neige s’est montrée pour conclure, au point d’évoquer la messe de minuit, crémage sur le gâteau de la nostalgie! Bon, j’ai terminé honorablement ma tâche en aidant à démantibuler les chaises et les tables durant l’heure des Vêpres!

Je tiens à signaler en terminant le travail absolument époustouflant de certains volontaires et la présence remarquable de la DG émérite (en espérant oublier personne). Jeunes et moins jeunes, je vous invite bien sûr à vous prêter au bel exercice de camaraderie des volontaires l’an prochain pour le Festival du Bois “Olympique” à l’âge respectable de ses 21 ans.

Catégories: Publié par Alexandre Brabant

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